Revaloriser les banlieues d’Europe/TOUT l’EUROPE

Avoir 20 ans… du 25 au 27 novembre le réseau Banlieues d’Europe fêtait son 20e anniversaire dans la capitale rhônalpine. Débats d’experts et de porteurs de projets venus de l’Europe entière (voir les interviews de Silvia Cazacu, Uli Glaëss, Giovanni Magnano et Malika Benarab-Attou), alternaient avec projection de films, représentations théâtrales et autres concerts. Sans angélisme, les intervenants ont réussi à démontrer que, hors du regard trop souvent négatif véhiculé par les médias et les politiques sur ces territoires finalement peu connus, la créativité culturelle et artistique des banlieues méritait d’être mise en avant.

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Banlieues d’Europe/Toute l’Europe

26/10/10//Toute l’Europe

Banlieues d’Europe : « La démocratie culturelle est un enjeu majeur pour les quartiers populaires »

Du 25 au 27 novembre, le réseau « Banlieues d’Europe » fête son 20e anniversaire à Lyon : « Quartiers populaires, Quartiers créatifs en Europe« , c’est 3 jours de rencontres et d’échanges sur l’art et la culture des quartiers d’Europe « mis au ban ». Partenaire de l’événement, Toute l’Europe a interviewé la directrice du réseau, Sarah Levin

Touteleurope.eu : « Banlieues d’Europe », c’est d’abord un réseau. Quels sont ses objectifs et ses actions ?

Sarah Levin : Né en 1990 en Lorraine sous l’impulsion de Jean Hurstel, le réseau Banlieues d’Europe s’est constitué autour d’acteurs culturels, d’artistes, de militants, de chercheurs, conscients de la nécessité de croiser leurs pratiques, d’échanger leurs informations, de sortir de l’isolement pour évaluer, repenser et faire valoir les projets d’action culturelle naissant dans les périphéries urbaines en Europe.

Le réseau compte à son actif l’organisation de nombreuses rencontres thématiques internationales (de Bruxelles en 1996 à Münich en 2007…), la participation à un nombre important de séminaires et de formations, la publication d’actes et d’ouvrages de référence sur les questions de démocratie culturelle en Europe.

Installé à Lyon depuis 2007, Banlieues d’Europe est aujourd’hui un lieu de ressources de l’innovation culturelle et artistique en Europe. A ce titre Banlieues d’Europe capitalise les expériences et les projets naissant dans les périphéries urbaines, met en relation des artistes, répond à des propositions d’échanges à l’échelon européen, participe de l’évaluation et de l’expertise sur les projets artistiques participatifs, et reste ouvert aux diverses demandes en provenance des artistes, des associations, des collectivités, des ministères, de la  commission européenne, du Conseil de l’Europe…

Véritable plate-forme d’échanges pour les professionnels des secteurs de la culture, de la politique de la ville, du social, de l’urbanisme, de la recherche, Banlieues d’Europe contribue au développement de nouvelles formes de coopération en Europe.

Les principales actions de Banlieues d’Europe consistent dans la coordination du réseau (repérage de projets et mise en relation, où les projets artistiques menés avec les habitants et la coopération internationale sont au cœur de l’action), le relais d’informations (Newsletter bi-mensuelle, appels à partenaires et à projets, actualités, colloques, publications, coups de cœur…), les formations, rencontres et séminaires, et enfin le développement du réseau Banlieues d’Europ’est à Bucarest. (Lire la suite)

Projets culturels et participation citoyenne/France

Vient de paraître : Projets culturels et participation citoyenne. Le rôle de la médiation et de l’animation en question, Coordonné par Françoise Liot (1), L’Harmattan, Collection Animation et Territoires

ISBN : 978-2-296- 12576-6 ; 228  pages Prix éditeur : 21,50 €

Comment penser aujourd’hui la relation du public à la culture ? L’idéal de démocratisation culturelle a montré ses limites aussi bien  dans ses résultats que dans ses principes. Surtout le champ culturel apparaît de moins en moins autonome, les projets traversent de nouveaux milieux, des plus indifférenciés tels la ville, l’espace public aux plus spécifiques tels la prison, l’hôpital. Cette transversalité conduit à redéfinir les principes et les modalités d’action et remet en question des distinctions qui semblaient fondatrices : le rapport entre l’art comme oeuvre ou comme pratique, entre l’amateur et le professionnel, entre le social et le culturel…

Cet ouvrage collectif(2) se propose d’examiner les notions de démocratisation, de démocratie ou de diversité culturelles sur lesquelles se sont fondées et se (re)fondent aujourd’hui les idéaux de l’action culturelle. Il rend compte aussi d’un certain nombre de pratiques qui ont pour point commun d’engager la participation des habitants, des populations ou des personnes et ainsi d’interroger la notion même de public de la culture. Au final, cette transformation du champ culturel conduit à réenvisager la place des professionnels dans ces projets, notamment celle des animateurs et des médiateurs

(1) Françoise Liot est sociologue, maître de conférences à l’IUT Michel de Montaigne de l’Université de Bordeaux 3 et chercheur au LAPSAC (laboratoire d’analyse des problèmes sociaux et de l’action collective) à l’Université de Bordeaux 2. Elle est l’auteur notamment du Métier d’artiste publié à l’Harmattan

(2) Cet ouvrage a été réalisé dans le cadre d’un partenariat scientifique entre l’ISIAT (Institut Supérieur d’Ingénieurs Animateurs Territoriaux) et le laboratoire ADES (Aménagement, Développement, Environnement et Société). Il a bénéficié d’un soutien de la CASDEN

Olivier PEYROUX | Euro-ţiganiada /Dilema Veche

Olivier PEYROUX | Euro-ţiganiada /Dilema Veche

Romii: o nouă armă politică?

Recentele evenimente care au avut loc în Franţa permit o mai bună înţelegere a ceea ce înseamnă etnia romilor pentru politică. În spatele expulzărilor spectaculoase, a demontării taberelor şi a costului repatrierilor se ascunde o strategie pusă la punct încă din mai 2007, construită pe seama acestor imigranţi, un pic mai speciali. 

Mai exact, despre ce e vorba? În urma alegerii lui Nicolas Sarkozy ca preşedinte al Republicii este creat Ministerul Imigrării şi Identităţii Naţionale. Scopul este de a-i mulţumi pe votanţii de extremă dreaptă, care au votat în număr mare pentru candidatul propus de UMP. Pentru a se mula pe cerinţe şi, mai presus de toate, pentru a păstra noul trend, ministerul anunţă o cifră-ţintă de 30.000 de deportări pe an. Dacă anunţul e real şi oferă avantajul unei comunicări eficiente cu electoratul vizat, apare foarte rapid întrebarea: de unde se vor găsi, anual, 30.000 de străini aflaţi în situaţii incerte din punct de vedere legal? (…)